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 | Témoignages 2 de participants au programme de réhabilitation des toxicomanes de Portage [plus] |
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Témoignages 2 de participants au programme de réhabilitation des toxicomanes de Portage
J’ai grandi dans un quartier défavorisé. Déjà à 14 ans, j’étais dans le système de justice pour les jeunes. Quand j’étais petit, ç’a allait pas si pire : je faisais du sport et j’ai jamais doublé d’année.
C’est à 13 ans que tout a commencé. Je suis tombé dans la drogue avec des amis et je cherchais des façons de me faire de l’argent. C’est à cause de ça si je suis ici aujourd’hui.
À 14 ans, j’ai été arrêté pour la première fois avec de la drogue et de la boisson. Vu que j’avais déjà eu des avertissements, on m’a pas laissé d’autres chances. J’ai dû passer la nuit en cellule et on m’a mis en probation.
Le lendemain, je suis retourné à la maison et j’ai repris mes mêmes habitudes. J’ai continué à me tenir avec la même gang, à voler des gens, des maisons et des magasins. À 15 ans, j’ai été accusé de bris de probation, d’agressions et d’entrées par effraction. J’ai été enfermé au Centre pour jeunes du Nouveau-Brunswick, à Miramichi, pendant 21 jours.
Quand je suis sorti de là, je n’avais pas changé du tout. Au contraire, j’avais encore plus de mauvais coups dans la tête. Finalement, je n’ai pas respecté ma probation et je me suis fait arrêté pour invasion de domicile, possession de drogues et introduction par effraction. Quand je suis sorti, à 16 ans, on m’a mis sur un programme de probation et de surveillance; ça rien fait pour moi. J’étais écoeuré d’être à la maison; je suis parti.
J’ai pris un appartement dans le même quartier avec deux amis. Je payais mon loyer en vendant de la drogue. À un moment donné, j’avais un mandat d’arrêt contre moi. Le jour, je restais à la maison et le soir, je faisais attention pour qu’on me voit pas. Au bout de deux mois, je me suis fait prendre dans une autre histoire d’entrée par effraction.
J’ai été condamné à 125 jours au Centre pour jeunes du Nouveau-Brunswick. J’ai comparu en cour provinciale de la jeunesse et j’ai été obligé de décider entre arrêter de prendre de la drogue et retourner en prison. J’ai vite choisi d’arrêter parce que j’étais tanné de ma vie de misère. C’est pour ça que je suis à Portage aujourd’hui.
Si j’avais pas choisi de venir ici, je serais mort à 30 ans ou derrière les barreaux, sans ambition de vie normale. Aujourd’hui, ma famille est là pour m’aider. La prison, c’est un vrai cauchemar : ta famille sait pas qui tu es et ce que t’es devenu. À Portage, on nous apprend à trouver le vrai sens de la vie, à avoir confiance en soi et à comprendre qu’on peut être bien sans prendre de drogue ou d’alcool.
Je suis vraiment fier de ne plus être obligé de vivre dans l’ombre de la drogue. Il faut apprendre à vivre dans le « vrai monde ». C’est en restant loin de ce merdier qu’on peut réussir à trouver son chemin dans la vie au lieu de se perdre… autrement c’est l’enfer! | |
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